- Tomber amoureux est un processus extrêmement complexe. Au départ, nous ne sommes pas amoureux de notre partenaire, mais plutôt de l'image que nous nous faisons de lui. Lorsque cette image est rattrapée par la réalité, autrement dit lorsque nous comprenons qui est vraiment l'autre, la relation entre dans une phase critique. Aux Etats-Unis, on voit souvent des femmes normales, avec les pieds sur terre, épouser des détenus. En général, elles font leur connaissance par le biais de petites annonces. Elles savent donc qu'elles ont peu de chances de partager un jour la vie de leur partenaire. Et pourtant, ces relations sont solides. C'est le même phénomène que chez M. Meyerbeck. L'amour que ces femmes portent aux détenus ne connaîtra jamais l'épreuve de la réalité. De la même manière, la relation de M. Meyerbeck avec sa poupée ne se concrétisera jamais. Ainsi, rien ne risque d'ébranler son amour. C'est une relation heureuse et pérenne.
Sanction, Ferdinand von Schirach. Titre original : Strafe, recueil de nouvelles traduit par Rose Labourie publié aux éditions Gallimard - Ces nouvelles sont d'égal intérêt, ce qui est rare, et ont la force de l'expérience connue, c'est que l'auteur est avocat de la défense au barreau de Berlin, et son talent de nouvelliste frise ici la perfection. Passionnante lecture, et par moments, bien bien dérangeante.
Trois mois plus tard l'audience s'ouvrit. Le président était sur le point de prendre sa retraite. Un visage sec, coupe en brosse, cheveux gris, lunettes sans monture apparente - il n'y avait pas lieu dans la salle moderne. Un architecte ont imaginé dans le style de l'époque, avec des fauteuils moulés en plastique vert clair et des tables Resopal blanches; c'était censé représenter quelque chose dans le genre d'une justice démocratique. Ça n'avait rien changé aux verdicts. Le président fit le rappel des faits, il acta la présence des différentes parties. Puis il interrompit les débats, l'assistance fut congédiée et Alexandra reconduite au dépôt. Il attendit que le calme fût de retour. "Mesdames, Messieurs, je vous dis le coeur ouvert, commença-t-il d'une voix traînante, à l'intonation fatiguée, j'ignore ce que nous devons faire. Nous allons mener l'audience à son terme et étudier le dossier. Mais je ne veux pas condamner l'accusée, elle a souffert de cet homme pendant dix ans, il l'a presque battue à mort. Sa fille était probablement la prochaine victime sur la liste. " J'ignorais ce que je devais dire. À Berlin, le Parquet aurait immédiatement récusé le juge pour partialité - tenir des propositions si diriger en ouverture d'une audience aurait été impensable. Ici à la campagne, il en était autrement. La proximité entre les gens était plus grand - tous ensemble, nous devions sortir de cette tragédie la tête haute. Ce que pensait le Parquet ne revêt aucune importance aux yeux du président - Kaulbach resta assis, sans broncher. "Je vais devoir la condamner. La loi m'y contraint", dit-il. Il me regarda. "À moins que quelque chose a choisi ne vous vienne à l'esprit. Je vous laisse le champ libre."
Anna Valenn, Le Blog
Coupables, Ferdinand von Schirach / titre original: Schuld, traduit par Pierre Malherbetrecueil de nouvelles publié aux éditions Gallimard, collection Du monde entier - Ferdinand von Schirach est avocat de la défense au barreau de Berlin, et les quinze nouvelles de ce recueil ont la force du vécu. Une plume concise, le sens du retournement de situations, de l'inattendu, voire carrément de l'improbable, et quelques happy ends qui font du bien !
I sat on the bed, my pack in my lap. I wasn’t tired anymore. What I did sometimes when I couldn’t sleep was write postcards in my head to all the people I’d ever known. I wrote to my old man even though he was dead, to my mother in Guatemala, to my aunt in Austin, to Uncle Harry, to Rosalia, who was my girlfriend from before I left Brooklyn, and to plenty of others. I imagined myself sitting down at a table with a blue pen. I’m not sure where the table was. I imagined sitting there with a stack of cards and I saw it like in a movie: the pen moving, words forming. My handwriting in my imagination was much better than it was in real life. I heard the words in voiceover, too. That also felt like a movie. I didn’t recognize the voice reading them. It was kind of sad and flat. The postcards were never long. Just how are you and do you remember the time and I’m okay kind of stuff. Now I was writing one to my mother, saying I was back in the old neighborhood and what was Guatemala like and did she have a job yet.
My eyes were closed. I guessed I wouldn’t sleep all night. I wrote more postcards and then I thought about going outside. I wondered if Roy-Roy’s was open for a falafel or if it was even still around. I’d go there all the time with my mom when I was a kid. She liked anything that wasn’t Italian. Middle Eastern. Vietnamese. Indian. Anything that felt exotic. Roy-Roy’s was just okay falafels and fries, but it was a place that felt familiar. I doubted anything was open. I didn’t even know what time it was. It had to be the middle of the night. I didn’t know if Magnuson had arrived or how long he would be around. I got up and went out into the hallway. It was warmer. I sat down near a heat pipe. I could hear the heat coming up in the pipe and that was one of my least favorite sounds. I saw a roach on the floor at the end of the hall. It was the size of a mouse. I couldn’t sleep in the hall. I went back downstairs and poked around, thinking maybe I’d find a short dog of wine Uncle Harry or Holdout had stashed somewhere. One of the lights in the hallway was flickering. I could still hear the heat coming up. On top of that, I heard fucking noises from behind one of the doors. I couldn’t tell which door, and they weren’t normal fucking noises. The woman wasn’t moaning, wasn’t saying anything that you say during sex. What she was doing was kind of a prolonged grunt. It sounded like she was passing a kidney stone. And the guy, he was just whooping. Over and over. Whoop, whoop, whoop.
Death Don't Have No Mercy, a collection of 8 storiesby William Boyle- Recueil de huit nouvelles noires. Pas encore traduites en français, elles devraient. En anglais, la langue de William Boyle est un régal pour l'oreille et l'imagination. Huit petits films. Des mecs ratés et leurs choix, une ambiance, des odeurs, des surprises, une tension. C'est violent. Ici loufoque (Poughkeepsie), là émouvant (Here Come the Bells), et divertissant.
Marcie thought of the one-night honeymoon in Gatlinburg back in April. She and Carl had stayed in a hotel room so close to a stream that they could hear the water rushing past. The next morning they'd eaten at a pancake house and then walked around the town, looking in the shops, Marcie holding Carl's hand. Foolish, maybe, for a woman of almost sixty, but Carl hadn't seemed to mind. Marcie told him she wanted to buy him something, and when they came to a shop called Country Gents, she let him into its log-cabin interior. You pick, she told Carl, and he gazed into glass cases holding all manner of belt buckles and pocketknives and cuff links, but it was a tray of cigarette lighters where he lingered. He asked the clerk to see several, opening and closing their hinged lids, flicking the thumbwheel to summon the flame, finally setting on one whose metal bore the image of a cloisonné tiger.
Ron Rash, Burning Bright / Incandescences, trad. Isabelle Reinharez pour les éditions du Seuil; en format poche aussi chez Points, avec un beau félin noir en couverture.- Douze nouvelles éclairées à la flamme de la bonté, de la bienveillance.
Lu en anglais donc pas d'avis sur la traduction si ce n'est 1/ Le titre du recueil dans la VO évoque assez clairement le célèbre poème de William Blake Tiger tiger burning bright, in the forests of the night... 2/ "Flicking the thumbwheel to summon the flame" comparé à "Actionné la molette pour faire jaillir la flamme". Ah là là, que la traduction est pâle et plate.
Marcie songea à la lune de miel d'une nuit passée à Gatlinburg, le mois d'avril précédent. Carl et elle avaient pris une chambre d'hôtel si proche d'une rivière qu'ils entendaient l'eau couler impétueusement. Le lendemain matin ils avaient mangé dans un bar à pancakes et puis s'étaient promenés dans la ville et avaient fait les magasins, Marcie tenant Carl par la main. Ridicule, peut-être, pour une femme de presque soixante ans, mais Carl n'avait pas paru s'en soucier. Marcie lui avait dit qu'elle voulait lui offrir quelque chose, et quand ils étaient arrivés devant une boutique nommée Country Gents elle l'avait entraîné à l'intérieur dans un décor de cabane en rondins. "Choisis", lui avait-elle dit, et il avait regardé dans des vitrines contenant toutes sortes de boucles de ceinture, de couteaux de poche et de boutons de manchettes, mais c'était devant un présentoir de briquets qu'il s'était attardé. Il avait demandé au vendeur à en voir plusieurs, avait ouvert et refermé leur couvercle à charnière, actionné la molette pour faire jaillir la flamme, porté finalement son choix sur un modèle dont le métal présentait un tigre embossé.
Il faudra donc qu'elle s'organise. Elle devrait établir une liste. 1. nettoyer la maison : si Myriam avait été encore là, elle aurait pris les choses en main. Attrape un grand sac-poubelle et ferme les yeux, aurait-elle dit. On va jeter tout ce qui t'encombre la vie. De vieux journaux, revues, livres que tu n'ouvriras plus jamais, cartons avec les affaires de tes parents, jouets qui ne servent à rien, vêtements que tu ne mets pas, et la moitié des choses de la cuisine... Je ne comprends pas pourquoi tu gardes tout ça. Myriam avait raison : si on ne fait pas de place dans notre vie, il ne nous arrive plus rien.
Extrait de la nouvelle Quelle que soit la couleur de son eau - Nouvelles définitions de l'amour, Brina Svitpubliée aux éditions Gallimard. - Dix nouvelles agréables à lire, chacune offre une ouverture un possible à une situation amoureuse qui semble être sans espoir sans issue. Et c'est ce qui est plaisant.
Il n'était pas nécessaire de la voir pour sentir qu'il y avait quelque chose de différent dans cette voix, murmurante, chaude, profonde, soigneusement maîtrisée, qui semblait parler à l'oreille plus que chanter. À l'instant où elle annonça "Tu te repentiras", un rai de lumière zénithale tomba enfin sur la scène et cisela la silhouette de Violetta del Río. Appuyée sur un tabouret, la femme continua à chanter son chuchotement d'amour, la tête inclinée, comme si elle exprimait un profond chagrin. Sa chevelure dissimulait presque entièrement son visage, mais à l'instant où sa main releva la cascade bouillonnante de ses cheveux, je pus découvrir qu'elle chantait les yeux fermés, avec le micro - tout le monde sait à quoi ressemble un micro - presque glissé entre ses lèvres. Je sentis immédiatement qu'une étrange magie se dégageait de cette combinaison de lumière, de musique, d'odeurs, de peines, de voix et de féminité, une magie qui n'avait rien à voir avec mon émerveillement de jeune provincial - ça vous le savez déjà - en proie à un prévisible accès de fascination : ce qui se passait là était une chose réelle et palpable, mais elle se produisait dans une autre dimension des sens où je découvrais une logique propre à la chanson et à la musique, grâce à cette femme, plus petite que je ne l'avais imaginée, aux formes moins généreuses que je ne l'avais rêvé, qui, sans effets et presque sans bouger, mais de sa voix tiède et par sa présence captivante, était capable de séduire l'auditoire des hommes éméchés et des fumeurs de marijuana, des noctambules et des couples d'amoureux, des solitaires endurcis et des jeunes naïfs, désormais prisonniers du charme ensorcelant des boléros chantés par Violeta del Río.
Leonardo Padura, Ce qui désirait arriver / Aquello estaba deseando ocurrir, trad. de l'espagnol (Cuba) par Elena Zayas pour les éditions Métailié - Recueil de nouvelles écrites entre 1985 et 2009. Treize nouvelles intenses, à l'érotisme cru pour certaines, autant de romans condensés, qui racontent aussi Cuba.
Mais l'homme me réservait une autre nouvelle : tous les artistes des clubs et des cabarets avaient été envoyés semer du café dans ce qu'on appelait le Cordon de La Havane et quelques jours auparavant, pendant qu'il essayait un bus après une réparation, il les avait aperçus dans le petit village tout proche d'El Calvario.
(Deux extraits de Neuf nuits avec Violeta del Río, nouvelle écrite en 2001.)
Whenever Richard meets his high school friends, people he pretended to know because friends were necessary as clothes - they made it less embarrassing to go out in public - he feels a twinge of self-consciousness, an embarrassed moment when he finds himself wondering what they know about his life now. It's not that he's ashamed about the fact that he is gay, quite so the contrary, he imagines rather fatuously that his preference marks him out, makes him part of a lineage of Baldwin, and Wilde, Shakespeare and Socrates, confirms some long-held but vaguely and never quite articulated sense that he is different from the others, born for some remarkable end, which he is only now beginning to suspect he is not.
In the psychology textbooks he had read during his medical training, he recognised this as a Napoleonic Complex, but nevertheless, the feeling has remained, haunting him, especially now when the first blush of youth has passed and his life is rusted with the emotional potholes that soon become one's path in life, and he can no longer imagine himself as anything other than what he is now - a respectable gay radiologist with a handsome husband, a thirty-year mortgage, and a stable, loving, monogamous relationship from which he sometimes strays. It is not embarrassment then, but something more like shyness that he feels at the prospect that once again, as throughout his schooling, people might imagine that they know him and are wrong. It's not as if he isn't out to his family, they have absorbed the news like leukocytes massing over a foreign body, surrounding and making it their own. They have produced from the bourgeois surplus of their lives an excess of enthusiasm for Brian. Holiday cards come addressed to them both, as do invitations to Thanksgiving, a set of knives, his and his bath towels, flannel sheets printed with cartoon barnyard animals.
Love, In Theoryby E.J. Levy / L'amour, en théorie traduction Céline Leroy pour les éditions Rivages- A set of 10 short stories about love and relationships. Smart, tender and funny : enjoyable!
Recueil de nouvelles bien plus amusant à lire, et matière à réflexion bien plus subtile qu'un tas de self-help books, manuels de conseils en management de l'amour et des sentiments.
Nombreux autour de lui étaient les hommes de quarante ans quittant leur femme pour une autre plus jeune de dix ans. Cette façon de fuir le vieillissement, de se régénérer en se mirant dans les yeux de la jeunesse, lui inspirait du mépris. Il avait épousé Myriam pour vieillir avec elle. Il aimait la maturation de son visage et de son corps, tous ces petits signes physiques témoignant de la durée de leur amour comme les cercles concentriques dans la coupe d'un vénérable chêne. Il ne voulait même pas qu'elle fasse un lifting ou efface ses rides au laser comme toutes les femmes de sa profession. Son visage qui vieillissait naturellement était beaucoup plus beau. Il avait réussi à convaincre Myriam en découpant pour elle un article d'un journal anglais, où l'on disait que les pratiques répandues de chirurgie esthétique avaient tant diminué l'expressivité visuelle (rendant impossible, par exemple, un froncement de sourcils) qu'un visage d'actrice qui n'avait pas été artificiellement rajeuni devenait de plus en plus précieux.
Qui parlait de divorce ? Ne pouvait-il simplement avoir avec Camille une aventure légère ? Trois jours à Francfort et on n'en parlait plus ?
Il ne se faisait pas d'illusion : ce serait un début, pas une fin. Camille lui donnait envie d'aimer.
Amours transversales, Catherine Cusset-Construit de manière originale, un roman en quatre nouvelles, histoires de désir. Myriam, apprentie actrice est larguée par son petit ami, se requinque l'ego dans le lit d'un italien performant ; Xavier, chirurgien marié à Myriam actrice toute à sa pièce de théâtre, est attiré par la jeune et jolie Camille, artiste peintre; Myriam profite d'un tournage de cinéma à l'étranger, la veille de ses 40 ans, pour vivre un fantasme ancien ; Camille vit à New York, elle est l'épouse d'un bel et riche homme d'affaires, il l'emmène en voyage au Mexique, il travaille elle s'ennuie il fait chaud elle a envie, et le garçon de piscine rêve d'Amérique.
Bach is Back, The Piano Guys "Ich kann nicht ohne Dich. Nicht wegen der Wäsche; ich wasche, trockne und falte sie. Nicht wegen des Essens; ich kaufe es ein und bereite es zu. Ich putze im Haus und gieße den Garten.
Ich kann ohne Dich nicht, weil ohne dich alles nichts ist.Bei allem, was ich in meinem Leben gemacht habe, habe ich daraus gelebt, dass ich Dich hatte. Hätte ich Dich nicht gehabt, hätte ich nichts zustande gebracht. Seit ich Dich nicht habe, bin ich mehr und mehr und schließlich völlig verkommen. Zum Glück hatte ich einen Unfall und bin zu Sinnen gekommen.
Es tut mir leid, dass ich Dir nicht alles über meine Lage gesagt habe. Dass ich alleine geplant habe, wie ich mit dem Leben Schluss mache. Dass ich alleine entscheiden wollte, wann ich das Leben nicht mehr aushalte.
(Sommerlügen) Mensonges d'été, Bernhard Schlink, (Geschichte) Nouvelles traduites par Bernard Lortholary, Coll. du Monde Entier, Gallimard; aussi en format poche -Sept histoires de mensonges omissions et autres arrangements. De la subtilité, une hauteur de vue. Une lecture émouvante, apaisante, et qui fait grandir.
Elle posa la main sur la sienne, mais en regardant le paysage. "Pourquoi sommes-nous ainsi... Je ne sais pas comment dire ? Nous avons changé.
- En bien ou en mal ?"
Elle retira sa main, se pencha en arrière et le fixa. "Je n'en sais rien non plus. Nous avons perdu quelque chose et gagné quelque chose, non ?
- Perdu l'innocence ? Gagné la lucidité ?
- Et si la lucidité était bonne et néanmoins la mort de l'amour ? Si l'on ne pouvait se passer de la foi toute bête en l'autre ?
- La vérité, dont tu dis que tu as besoin comme d'un sol ferme sous les pieds, n'est-elle pas toujours lucide ?
Anna Valenn x la Nouvelle : Billet Audio / Audio Postcard
Le temps est venu que je vais me décrire pour vous et vous-même vous allez savoir quelle sorte de personne je suis. Je viens de Poteko là-bas dans le sud sud, mais présentement je suis basé à Lagos parce que je prépare mon examen de OND chez LASPOTECH. Je suis les dernier né de ma mère, et cette année le 13 avril ça va me donner vingt-deux années pile. Question style là, on va dire que bon, j'ai la beauté et je ne suis pas trop petit. Et aussi, j'ai les muscles. Certains d'entre mes amis à Lagos sont en train de penser que si j'ai le corps là c'est parce que j'ai fait les haltères avant, mais la vérité vraie, c'est depuis le temps où j'étais petit que je suivais ma mère partout dans le champ de taro - et c'est pourquoi j'ai les muscles.
LOVE IS POWER, ou quelque chose comme ça, A. Igoni Barrett - Neuf pépites d'énergie lucide, traduites de l'anglais (Nigeria) par la talentueuse Sika Fakambi pour les éditions Zulma. La couverture, comme toutes les couvertures chez Zulma, est une création de David Pearson.